{"id":329,"date":"2020-11-21T10:04:59","date_gmt":"2020-11-21T09:04:59","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/?p=329"},"modified":"2020-11-21T10:05:23","modified_gmt":"2020-11-21T09:05:23","slug":"epilogue-ici-et-maintenant","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/epilogue-ici-et-maintenant\/","title":{"rendered":"Epilogue \u2013 Ici et maintenant"},"content":{"rendered":"\n<p align=\"justify\">Pour l\u2019\u00e9pilogue de cette \u00e9tude musicale en deux actes et six sc\u00e8nes, permettez-moi de proposer une forme semi-libre, dans un style fugato mais dont la structures est invers\u00e9e : divertissement, contre-sujet, sujet puis cadence en strette. Une forme pseudo musicale dont les contraintes sont puis\u00e9es dans les r\u00e8gles traditionnelles pour, peut-\u00eatre, mieux s\u2019en extraire.<\/p>\n\n\n\n<h2><strong>Divertissement<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-youtube aligncenter wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"4&#039;33&#039;&#039;\" width=\"500\" height=\"375\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/TrlKxV5KWJo?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><figcaption><em>4\u201933\u2019\u2019<\/em> John Cage<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p align=\"justify\"><em>4\u201933\u2019\u2019<\/em> est, pour moi, une \u0153uvre majeure du XXe si\u00e8cle, si ce n\u2019est &#8211; oserai-je ?! &#8211; L&rsquo;\u0153uvre majeure de nos \u00e9poques moderne et contemporaine. Il est d\u00e9j\u00e0 impossible de proposer une partition laissant davantage de libert\u00e9 \u00e0 l\u2019interpr\u00e8te : elle est \u00e9crite pour \u00ab\u00a0n&rsquo;importe quel(s) instrument(s)\u00a0\u00bb, \u00e9tant enti\u00e8rement compos\u00e9e de silence. Elle est cr\u00e9\u00e9e au Maverik Hall de Woodstock en 1952 par la pianiste David Tudor, musicien sensible aux liens entre musique et th\u00e9\u00e2tre. Au cours de la performance, David Tudor ouvrait et fermait le couvercle du piano, au d\u00e9but et \u00e0 la fin de chacun des trois mouvements, en respectant scrupuleusement la dur\u00e9e indiqu\u00e9e par le compositeur. Car l&rsquo;interpr\u00e8te n&rsquo;improvise pas : il joue ce qui est \u00e9crit sur sa partition. Il s\u2019agit donc d\u2019une v\u00e9ritable \u0153uvre musicale de musique occidentale, dans le respect des normes d\u2019\u00e9criture, instrumentales et d\u2019imprimerie musicale. Cette \u0153uvre a surtout le grand m\u00e9rite de faire prendre conscience du silence, qu\u2019il n&rsquo;existe pas ou bien qu&rsquo;il soit bruyant. John Cage diff\u00e9rencie ainsi les sons intentionnels de ceux qui naissent ind\u00e9pendamment de notre volont\u00e9. L\u2019oeuvre met \u00e9galement en exergue l&rsquo;importance de la notion d&rsquo;espace puisque le public doit \u00e9couter l\u2019environnement dans laquelle il se trouve. Du point de vue purement musical, <em>4&rsquo;33\u00a0\u00bb <\/em>n&rsquo;est pas une n\u00e9gation de la musique mais une affirmation de son omnipr\u00e9sence.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"275\" height=\"183\" src=\"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/Ircam.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-330\"\/><figcaption>Salle an\u00e9cho\u00efques de l&rsquo;IRCAM &#8211; Centre Pompidou<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p align=\"justify\">Le silence est sans aucun doute \u00e0 la port\u00e9e de tous. Toutefois, c\u2019est souvent ce qui est \u00e0 notre port\u00e9e qui nous est le moins \u00e9vident. Rappelons que le silence absolu n\u2019existe pas, sauf dans le vide ou \u00e0 la temp\u00e9rature du z\u00e9ro absolu (-273,15\u00b0C), environnements dans lesquels il ne peut y avoir aucune agitation mol\u00e9culaire. Ainsi, m\u00eame l\u2019absence de vie, telle que nous la comprenons, n\u2019induit pas le silence. Il est donc \u00e9vident de pouvoir dire que toute existence est son. C\u2019est ainsi que notre ou\u00efe, quand il est op\u00e9rationnel, est toujours en veille, constamment sollicit\u00e9 par nos environnements. D\u2019ailleurs, tout \u00eatre vivant percevant un environnement silencieux l\u2019interpr\u00e8te comme \u00e9tant dangereux car anormal. Un silence au bout du fil lors d\u2019une conversation t\u00e9l\u00e9phonique, pire un blanc lors d\u2019une conversation, et doute, la g\u00eane, voire l\u2019inqui\u00e9tude qui s\u2019installent. S\u2019il est impossible de se mettre \u00e0 leur place, on peut facilement concevoir la torture physique et sociale que vivent ceux qui sont priv\u00e9s de l\u2019ou\u00efe, cette v\u00e9ritable torture que doit \u00eatre la plong\u00e9e dans un silence absolu. Une autre exp\u00e9rience, tout aussi perturbante, peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e dans les studios des laboratoires acoustiques, tel l\u2019IRCAM &#8211; Centre Pompidou, qui ont cr\u00e9\u00e9 des salles parfaitement isol\u00e9es de tout bruit ext\u00e9rieur, dites an\u00e9cho\u00efques ; si un homme s\u2019y r\u00e9fugie, son ou\u00efe commencerait \u00e0 s\u2019affiner pour rapidement entendre les seules choses qu\u2019elle puisse entendre : le battement du c\u0153ur et jusqu\u2019\u00e0 la circulation sanguine de son cerveau et les moindres craquements de ses articulations. Au bout de quelques minutes, un \u00eatre humain devient compl\u00e8tement fou en \u00e9tant autant plong\u00e9 en soi-m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p align=\"justify\">Dans d\u2019autres cas moins extraordinaires, on peut volontairement faire preuve de silence. Pour \u00e9couter d\u2019abord, ou pour se taire, s\u2019autocensurer ou manifester le d\u00e9ni. On peut aussi l\u2019imposer \u00e0 autrui, pour \u00eatre \u00e9cout\u00e9. Faire silence ou ne pas le faire sont, tout simplement, des actes sociaux et politiques. D\u2019ailleurs, nous sommes ind\u00e9niablement dans des soci\u00e9t\u00e9s &#8211; quelle qu\u2019en soit la forme &#8211; qui exigent la communication et dans lesquels seuls certains ont le droit \u00e0 la parole. Fort heureusement, dans nos d\u00e9mocraties et particuli\u00e8rement en France, nos institutions r\u00e9publicaines, \u201cimmortelles, impassibles et \u00e0 l\u2019abri de la t\u00e9m\u00e9rit\u00e9 des hommes\u201d, veillent \u00e0 ce que la voix du peuple puisse \u00eatre entendue. N\u2019en d\u00e9plaise aux ignorants qui confondent volont\u00e9 individuelle et volont\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n\n\n\n<p align=\"justify\">Nous l\u2019avons vu plusieurs fois lors de nos \u00e9tudes pr\u00e9c\u00e9dentes, le bruit est omnipr\u00e9sent dans notre monde. S\u2019il est particuli\u00e8rement depuis l\u2019\u00e8re industrielle, rien n\u2019a v\u00e9ritablement chang\u00e9 depuis plusieurs mill\u00e9naires, dans l\u2019effervescence de nos villes. En opposition \u00e0 cette course effr\u00e9n\u00e9e, \u00e0 ce que certains consid\u00e8rent comme \u00e9tant \u201cvanit\u00e9 du monde\u201d, des courants religieux monastiques pratiquent l\u2019asc\u00e8se, pr\u00e9f\u00e9rant m\u00e9diter dans le silence en retrait de la vie sociale. L\u2019ordre solitaire et contemplatif des chartreux, initi\u00e9 par Saint Bruno au XIe si\u00e8cle, en est un parmi d\u2019autres. Cette pratique peut \u00eatre passive, mettant en pratique les conseils de S\u00e9n\u00e8que qui pr\u00f4ne le contr\u00f4le de soi et la censure de ses passions, ou active en offrant l\u2019opportunit\u00e9 aux autres &#8211; s\u2019ils en sont capables &#8211; de r\u00e9fl\u00e9chir avec s\u00e9rieux et profondeur quant aux raisons de ce silence. Si le silence n\u2019encourage pas la r\u00e9flexion, il peut n\u00e9anmoins \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme du d\u00e9dain et ainsi comme \u00e9tant une provocation, parfois des plus vexantes : notre parole ne m\u00e9rite-t-elle donc pas d\u2019\u00eatre \u00e9cout\u00e9e, reconnue et discut\u00e9e !?<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-youtube aligncenter wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"JEP15 Grande Chartreuse\" width=\"500\" height=\"281\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/17dtFuMZqLE?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><figcaption>La Grande Chartreuse, France 3.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p align=\"justify\">On fait aussi silence par manque de mots, par d\u00e9couragement, par d\u00e9sespoir. Pour Albert Camus, voulant aller jusqu\u2019au bout du raisonnement nihiliste, \u201cla seule attitude coh\u00e9rente fond\u00e9e sur la non-signification serait le silence, si le silence \u00e0 son tour ne signifiait.\u201d Pour le philosophe grec Epicure, le silence face \u00e0 la mort vaut mieux que tout discours, qui vaut mieux \u00eatre d\u00e9pens\u00e9 face \u00e0 la vie. Les martyrs ont souvent fait preuve de silence devant leur mort prochaine, du jeune politicien jacobin Saint-Just jusqu\u2019au Fils de Dieu. Ce silence peut-\u00eatre une sorte de r\u00e9siliation ou de d\u00e9dain, face \u00e0 son oppresseur ou face \u00e0 Dieu m\u00eame. C\u2019est ainsi que le sugg\u00e8re Alfred De Vigny dans son sublime po\u00e8me \u201c<em>Le Mont des Oliviers<\/em>\u201d, affirmant qu\u2019il est mieux de r\u00e9pondre au silence du P\u00e8re par le silence. Il est certainement vrai que J\u00e9sus m\u00eame, dieu devenu homme, a souffert du silence de Dieu, son P\u00e8re, parfois jusqu\u2019au d\u00e9sespoir.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-youtube aligncenter wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Le mont des oliviers\" width=\"500\" height=\"375\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/gKIE1HH6EUc?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><figcaption><em>Le Mont des Oliviers<\/em>, premi\u00e8re partie, d\u2019Alfred De Vigny, lu par Jean Marchat.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p align=\"justify\">Dans la plupart des cas, le silence est un acte revendicatif, envers les autres, envers les autorit\u00e9s, envers Dieu. Mais qui prend r\u00e9ellement le temps de faire silence autour de soi pour entendre les froissements l\u00e9gers du vent dans les feuilles d\u2019arbres, les moteurs des machines qui chauffent pour notre service, notre propre voisin qui est \u00e0 quelques m\u00e8tres de nous mais que l\u2019on ne conna\u00eet pas ? Qui prend r\u00e9ellement le temps de faire le silence en soi pour \u00e9couter ses propres souffrances ou ses propres plaisirs ? Qui prend r\u00e9ellement le temps de faire silence, ici et maintenant ?<\/p>\n\n\n\n<p align=\"justify\">En s\u2019imposant le silence, on peut prendre conscience du rien, du vide. De ce tout petit rien qui domine la vie. \u201cJe suis sage car je ne sais rien\u201d nous partageait d\u2019ailleurs Socrate. En assumant le vide de sa connaissance, il \u00e9tait conscient de son impuissance, de son impossibilit\u00e9 d\u2019\u00eatre par lui-m\u00eame.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-youtube aligncenter wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Richard Strauss - Tod und Verkl\u00e4rung | Symfonieorkest Vlaanderen\" width=\"500\" height=\"281\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/mu2M67IQ68Q?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><figcaption><em>Tod und Verkl\u00e4rung <\/em>(Mort et Transfiguration) de Richard Strauss par le Symfonieorkest Vlaanderen<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<ul><li><a href=\"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/cherchez-dabord-etude-musicale-en-2-actes\/\">Prologue\u00a0: La Question \u2013\u00a0<em>The Unanswered Question<\/em>, Charles E. Ives<\/a><\/li><li>Acte I\u00a0: Ce qui nous entoure<ul><li><a href=\"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/cherchez-dabord-etude-musicale-en-2-actes-2\/\">Sc\u00e8ne 1\u00a0: Pas si loin \u2013\u00a0<em>Catalogue d\u2019oiseaux<\/em>, Olivier Messian<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/cherchez-dabord-etude-musicale-en-2-actes-3\/\">Sc\u00e8ne 2\u00a0: Autour \u2013\u00a0<em>Cinq \u00e9tudes de bruits<\/em>, Pierre Schaeffer<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/cherchez-dabord-etude-musicale-en-2-actes-4\/\">Sc\u00e8ne 3\u00a0: Ici \u2013\u00a0<em>Risveglio di una Citt\u00e0<\/em>, Luigi Russolo<\/a><\/li><\/ul><\/li><li>Acte II\u00a0: Ce qui est en nous<ul><li><a href=\"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/cherchez-dabord-etude-musicale-en-2-actes-5\/\">Sc\u00e8ne 1\u00a0: Pas si loin \u2013\u00a0<em>Imaginary Landscape<\/em>, John Cage<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/cherchez-dabord-etude-musicale-en-2-actes-6\/\">Sc\u00e8ne 2\u00a0: Autour \u2013\u00a0<em>Symphony n\u00b04<\/em>, Charles E. Ives<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/cherchez-dabord-etude-musicale-en-2-actes-7\/\">Sc\u00e8ne 3\u00a0: Ici \u2013\u00a0<em>Credo in Us<\/em>, John Cage<\/a><\/li><\/ul><\/li><li><a href=\"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/cherchez-dabord-etude-musicale-en-2-actes-8\/\">Epilogue\u00a0: Ici et maintenant \u2013\u00a0<em>4\u201933<\/em>, John Cage<\/a><ul><li><a href=\"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/epilogue-ici-et-maintenant\/\">Divertissement<\/a><\/li><li>Contre-sujet, sujet, cadence<\/li><\/ul><\/li><\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour l\u2019\u00e9pilogue de cette \u00e9tude musicale en deux actes et six sc\u00e8nes, permettez-moi de proposer une forme semi-libre, dans un&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":331,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/329"}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=329"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/329\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":333,"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/329\/revisions\/333"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-json\/wp\/v2\/media\/331"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=329"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=329"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=329"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}