{"id":316,"date":"2020-11-01T11:03:00","date_gmt":"2020-11-01T10:03:00","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/?p=316"},"modified":"2020-11-21T11:39:13","modified_gmt":"2020-11-21T10:39:13","slug":"cherchez-dabord-etude-musicale-en-2-actes-7","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/cherchez-dabord-etude-musicale-en-2-actes-7\/","title":{"rendered":"Cherchez d\u2019abord \u2013 \u00e9tude musicale en 2 actes"},"content":{"rendered":"\n<p align=\"justify\">En tant que chr\u00e9tien, la question n\u2019est pas moins pr\u00e9sente que pour tout autre \u00eatre humain dot\u00e9 d\u2019intelligence et de sensibilit\u00e9. Parce que la grandeur de la Cr\u00e9ation nous d\u00e9passe&nbsp;; parce que la&nbsp;compr\u00e9hension de ce qu\u2019est pleinement Dieu n\u2019est pas pour nous une \u00e9vidence, voire m\u00eame pas du&nbsp;tout accessible par nos seules capacit\u00e9s humaines, nous cherchons tous, d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre \u00e0 poser correctement notre Question (qui est plurielle) pour \u00eatre, peut-\u00eatre, correctement r\u00e9pondue. A travers cette \u00e9tude en deux actes et six sc\u00e8nes, nous d\u00e9couvrirons, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019analyse d\u2019\u0153uvres musicales du XX<sup>e<\/sup>&nbsp;si\u00e8cle, diff\u00e9rentes pistes de r\u00e9flexion pour chercher la Question et (qui sait&nbsp;?) une once de R\u00e9ponse.<\/p>\n\n\n\n<h2><strong>Acte II \u2013 Ce qui est en nous<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<h3><strong>Sc\u00e8ne 3 \u2013 Ici<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p align=\"justify\">En nous et ici. Qu\u2019est-ce ? Que s\u2019y passe-t-il ? Le plus grand myst\u00e8re du monde, qui nous hante depuis notre toute premi\u00e8re heure jusqu\u2019\u00e0 la toute derni\u00e8re, est peut-\u00eatre celui de notre propre existence. M\u00eame plus encore : notre plus grande \u00e9nigme est nous-m\u00eame. Si notre famille et son h\u00e9ritage nous construisent, nous prenons un chemin qui nous est propre, en fonction d\u2019un nombre infini de circonstances. Tous, ne le savons. Tous, m\u00eame si parfois nous l\u2019oublions, nous sommes conscients de notre propre complexit\u00e9 et de nos diff\u00e9rences. Il est d\u2019ailleurs aussi \u00e9trange que dommageable que certains, parfois nous-m\u00eames, affirment fi\u00e8rement leur unicit\u00e9 tout en ne comprenant pas la diff\u00e9rence des autres, parce qu\u2019eux m\u00eames uniques. N\u00e9anmoins, le regard des autres et la pression de normes \u00e9tablies encouragent souvent \u00e0 ne pas \u00eatre nous ici, ce que nous sommes et l\u00e0 o\u00f9 nous sommes. Pourtant, rien n\u2019est moins naturel et souhaitable pour nos qu\u00eates de v\u00e9rit\u00e9s et de notre identit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p align=\"justify\">Le compositeur am\u00e9ricain Charles Ives (1874-1954) aimait partager que son p\u00e8re, cornettiste et chef de fanfare et de choeur, encourageait toujours les gens \u00e0 chanter \u00e0 leur propre fa\u00e7on. S\u2019ils \u00e9corchaient un peu le compositeur ou le po\u00e8te, c\u2019est tant mieux pour la musique et la po\u00e9sie. Il partage \u00e9galement une anecdote tout \u00e0 fait \u00e9loquente : lors d\u2019un <em>camp meeting<\/em> &#8211; un de ces grands rassemblements en plein air \u00e0 l\u2019occasion de la venue d\u2019un c\u00e9l\u00e8bre pr\u00e9dicateur -, une connaissance des Ives, un ma\u00e7on pr\u00e9nomm\u00e9 John Bell, \u00e9tait tant enthousiasme et mauvais chanteur qu\u2019il chantait compl\u00e8tement faux et particuli\u00e8rement fort ; alors qu\u2019un jeune homme demande \u00e0 George Ives comment il supporte d\u2019entendre un homme chanter si fort et si faux, celui-ci lui r\u00e9pond : \u201cRegarde-le avec attention et respect. Regarde son visage et entend la musique de tous les temps. Ne fais pas trop attention aux sons, sinon tu manqueras la musique. Car tu ne monteras pas au ciel en une chevauch\u00e9e h\u00e9ro\u00efque sur de jolis petits sons.\u201d<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-youtube aligncenter wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Charles Ives &quot;They Are There!&quot;\" width=\"500\" height=\"375\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/10pqluMwgXQ?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><figcaption><em>They are there!<\/em> de Charles Ives par Charles Ives<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p align=\"justify\">Force est de constater que la vie n\u2019est pas toujours harmonieuse, selon nos propres conceptions de l&rsquo;harmonie. Il est vrai que, depuis l\u2019Antiquit\u00e9, des r\u00e8gles math\u00e9matiques r\u00e9gissent les r\u00e8gles harmoniques de notre syst\u00e8me occidental. Prenons toutefois conscience que les math\u00e9matiques ne sont pas abord\u00e9es de la m\u00eame mani\u00e8re dans d\u2019autres cultures. L\u2019Inde en est un bon exemple : le syst\u00e8me musicale indien est d\u2019une complexit\u00e9 qui ne peut \u00eatre compar\u00e9e au n\u00f4tre. Celui-ci est bien plus simple et d\u2019ailleurs ainsi abordable pour le plus grand nombre, contrairement aux musiques carnatique et hindoustanie qui n\u00e9cessitent une formation intensive de plusieurs ann\u00e9es, pendant plusieurs heures par jours. Alors, si le son n\u2019a rien \u00e0 voir avec la musique, que les sons ne sont qu\u2019outils pour illustrer des symboles, qu\u2019est-ce que la musique ? Ives r\u00e9pondrait sans h\u00e9siter : la musique est vie !<\/p>\n\n\n\n<p align=\"justify\">Si la musique est vie, elle est capable de nous accompagner dans notre r\u00e9flexion sur notre propre existence. C\u2019est ainsi que le th\u00e9ologien Alfred Kuen traduit la syncope comme \u00e9tant l\u2019illustration de certains \u00e0 aspirer \u00e0 vivre \u00e0 contretemps. Il est tout \u00e0 fait vrai que nombre de nos concitoyens, voire nous-m\u00eames, esp\u00e9rons parfois ou souvent de vivre dans une soci\u00e9t\u00e9 dans laquelle nous nous sentirions moins \u00e0 l\u2019\u00e9troit, plus \u00e0 m\u00eame d\u2019\u00eatre libres et responsables de nos propres d\u00e9cisions, dans la capacit\u00e9 de nous reposer sur de solides rep\u00e8res. Car si croire en Dieu peut nous donner des rep\u00e8res face \u00e0 la Nature, il nous en faut aussi en face des hommes. Nietzsche rappelle d\u2019ailleurs que le d\u00e9sespoir de vivre dont on pourrait souffrir n\u2019est pas produit par notre impuissance en face de la nature, mais de celle en face des hommes. Alors, lorsque les appuis ext\u00e9rieurs menacent de s\u2019\u00e9crouler, il faut d\u00e9tourner ses regards des contingences ext\u00e9rieurs et les ramener sur soi-m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-youtube aligncenter wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"John Cage \/ &quot;Credo in Us&quot;, performed by Third Coast Percussion\" width=\"500\" height=\"281\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/nL5Kym7hVFI?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><figcaption><em>Credo in Us<\/em> (1942) John Cage, par l\u2019ensemble Third Coast Percussion.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p align=\"justify\"><em>Credo in Us<\/em> est une oeuvre de John Cage (1912-1992) \u00e9crite pour quatre interpr\u00e8tes : un piano, 2 gongs [silencieux], 2 tom-toms, bo\u00eetes de conserves, sonnerie \u00e9lectrique et un dispositif \u00e9lectronique : sons fix\u00e9s sur support (phonographe ou radio). Elle a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e \u00e0 l&rsquo;origine comme musique pour la pi\u00e8ce \u00e9ponyme chor\u00e9graphi\u00e9e par Merce Cunningham et Jean Erdman, suivant la phras\u00e9ologie de la danse. C&rsquo;est la premi\u00e8re fois que Cage utilise des disques ou des radios, et int\u00e8gre \u00e9galement des musiques d&rsquo;autres compositeurs (il sugg\u00e8re Dvo\u0159\u00e1k, Beethoven, Sibelius ou Chostakovitch). Il d\u00e9crit l&rsquo;\u0153uvre comme une suite \u00e0 caract\u00e8re satirique. Erdman rappelle que pour la premi\u00e8re ex\u00e9cution, un \u00ab\u00a0piano \u00e0 punaises\u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 (un piano avec des punaises ins\u00e9r\u00e9es dans le feutre des marteaux). Il est alors arriv\u00e9 que des cordes soient coup\u00e9es lors de cette ex\u00e9cution.<\/p>\n\n\n\n<p align=\"justify\"><em>Credo in Us<\/em> r\u00e9interpr\u00e8te donc des oeuvres pass\u00e9es, de pr\u00e9f\u00e9rence des enregistrements de grandes oeuvres par de grands interpr\u00e8tes. John Cage les int\u00e8gre dans une oeuvre nouvelle, dont la structure para\u00eet libre et dont la polyrythmie sonne en grand d\u00e9calage avec les chefs-d\u2019oeuvre diffus\u00e9s. Plusieurs lectures en sont \u00e9videmment possibles. Tout d\u2019abord, le pass\u00e9 nous est un h\u00e9ritage que, malgr\u00e9 les tentatives dada\u00efstes, nous ne pouvons r\u00e9voquer. Nous ne pouvons que l\u2019assumer et faire de notre possible pour cr\u00e9er, \u00e0 partir de ces r\u00e9f\u00e9rences, quelque chose qui est nouveau, plus proche de ce que nous sommes devenus avec le temps et notre connaissance \u00e9largie, de nous-m\u00eames et du monde. On peut \u00e9galement comprendre que les oeuvres du r\u00e9pertoire, reconnues par tous, cr\u00e9ent un courant contre lequel John Cage veut oser nager. Contre les m\u00e9lodies recherch\u00e9es et les harmonies subtiles des oeuvres classiques, le compositeur am\u00e9ricain oppose des timbres rugueux et des rythmes d\u00e9cal\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/silhouettes-616913_1280-1-1-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-318\" srcset=\"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/silhouettes-616913_1280-1-1-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/silhouettes-616913_1280-1-1-300x225.jpg 300w, https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/silhouettes-616913_1280-1-1-768x576.jpg 768w, https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/silhouettes-616913_1280-1-1.jpg 1280w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p align=\"justify\">V\u00e9ritable proph\u00e8te de l\u2019art moderne et contemporain, John Cage n\u2019a aucune peur d&rsquo;\u00eatre ha\u00ef, rejet\u00e9 ou insult\u00e9 \u00e0 cause de ce qu\u2019il est et de ce qu\u2019il croit \u00eatre bon et juste. J\u00e9sus, bien plus que proph\u00e8te, nous encouragerait \u00e0 prendre exemple sur cette attitude \u00e9clair\u00e9e ; il le fait d\u2019ailleurs dans l&rsquo;\u00c9vangile de Luc : \u201cHeureux \u00eates-vous si certains vous ha\u00efssent, s&rsquo;ils vous rejettent, vous insultent et disent du mal de vous, \u00e0 cause du Fils de l&rsquo;homme.\u201d Si nous, chr\u00e9tiens, croyons que le message du Christ est ce qui est juste et bon, nous de devons pas craindre de se penser \u00e0 contre-courant de ce qui nous entoure, m\u00eame au sein de nos propres communaut\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p align=\"justify\">L\u2019exercice est d\u2019autant plus difficile lorsque que nous ne sommes pas celui qui est \u00e0 contre-courant, mais lorsque c\u2019est l\u2019autre qui l\u2019est. Que nous le voulions ou non, nous suivons peut-\u00eatre le courant, parce que l\u2019on ne se pose pas de question ou parce que cela nous convient. Celui qui est \u00e0 contre-courant de notre pens\u00e9e nous agace alors, perturbant le paisible cours de notre existence et des principes qui la r\u00e9gissent. Pour certains, John Cage n\u2019est qu\u2019un hurluberlu provocateur. Soyons toutefois vigilants quant \u00e0 nos conclusions h\u00e2tives ; nous pourrions en \u00eatre victimes. J\u00e9sus nous pr\u00e9vient dans l\u2019Evangile de Matthieu : \u201cNe portez pas de jugement afin que Dieu ne vous juge pas non plus. Car de la mani\u00e8re dont vous jugez, vous serez jug\u00e9s. La mesure que vous employez pour mesurer sera aussi utilis\u00e9e pour vous.\u201d Soyons \u00e0 l\u2019\u00e9coute de celui qui n\u2019est pas comme nous et qui pense diff\u00e9remment de nous. Peut-\u00eatre a-t-il tort ? peut-\u00eatre a-t-il un peu raison ? Peut-\u00eatre sommes-nous dans l\u2019erreur ? Dans tous les cas, cet autre nous apprend sur nos erreurs ou nos v\u00e9rit\u00e9s. Sachons toujours \u00e9couter les conseils des ap\u00f4tres qui encouragent \u00e0 renouveler sans cesse notre intelligence, quitte \u00e0 \u00eatre en avance sur notre temps. Il est \u00e9crit dans Romain 12:2 : \u201cNe vous conformez pas au si\u00e8cle pr\u00e9sent, mais soyez transform\u00e9s par le renouvellement de l&rsquo;intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volont\u00e9 de Dieu, ce qui est bon, agr\u00e9able et parfait.\u201d<\/p>\n\n\n\n<p align=\"justify\">N\u2019oublions pas qu\u2019\u00eatre transform\u00e9 et \u00eatre renouvel\u00e9, ce n\u2019est pas fonder notre \u00eatre sur ce que nous \u00e9tions hier, mais sur ce que nous voulons \u00eatre demain gr\u00e2ce \u00e0 notre travail aujourd\u2019hui. John Cage n\u2019est sans doute pas un membre de la chr\u00e9tient\u00e9 &#8211; c\u2019est certainement bien dommage &#8211; mais il peut servir d\u2019exemple r\u00e9cent : le chr\u00e9tien est ici appel\u00e9 \u00e0 \u00eatre en avance sur son temps, comme J\u00e9sus \u00e9tait en avance sur nos temps.<\/p>\n\n\n\n<ul><li><a href=\"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/cherchez-dabord-etude-musicale-en-2-actes\/\">Prologue&nbsp;: La Question &#8211; <em>The Unanswered Question<\/em>, Charles E. Ives<\/a><\/li><li>Acte I&nbsp;: Ce qui nous entoure<ul><li><a href=\"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/cherchez-dabord-etude-musicale-en-2-actes-2\/\">Sc\u00e8ne 1&nbsp;: Pas si loin &#8211; <em>Catalogue d&rsquo;oiseaux<\/em>, Olivier Messian<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/cherchez-dabord-etude-musicale-en-2-actes-3\/\">Sc\u00e8ne 2&nbsp;: Autour &#8211; <em>Cinq \u00e9tudes de bruits<\/em>, Pierre Schaeffer<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/cherchez-dabord-etude-musicale-en-2-actes-4\/\">Sc\u00e8ne 3&nbsp;: Ici &#8211; <em>Risveglio di una Citt\u00e0<\/em>, Luigi Russolo<\/a><\/li><\/ul><\/li><li>Acte II&nbsp;: Ce qui est en nous<ul><li><a href=\"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/cherchez-dabord-etude-musicale-en-2-actes-5\/\">Sc\u00e8ne 1&nbsp;: Pas si loin &#8211; <em>Imaginary Landscape<\/em>, John Cage<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/cherchez-dabord-etude-musicale-en-2-actes-6\/\">Sc\u00e8ne 2&nbsp;: Autour &#8211; <em>Symphony n\u00b04<\/em>, Charles E. Ives<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/cherchez-dabord-etude-musicale-en-2-actes-7\/\">Sc\u00e8ne 3&nbsp;: Ici &#8211; <em>Credo in Us<\/em>, John Cage<\/a><\/li><\/ul><\/li><li><a href=\"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/cherchez-dabord-etude-musicale-en-2-actes-8\/\">Epilogue&nbsp;: Ici et maintenant &#8211; <em>4&rsquo;33<\/em>, John Cage<\/a><\/li><\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En tant que chr\u00e9tien, la question n\u2019est pas moins pr\u00e9sente que pour tout autre \u00eatre humain dot\u00e9 d\u2019intelligence et de&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":319,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/316"}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=316"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/316\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":339,"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/316\/revisions\/339"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-json\/wp\/v2\/media\/319"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=316"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=316"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=316"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}