{"id":254,"date":"2020-06-01T09:00:48","date_gmt":"2020-06-01T07:00:48","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/?p=254"},"modified":"2020-02-08T17:28:01","modified_gmt":"2020-02-08T16:28:01","slug":"evolution-de-la-louange-episode-7-partie-2-aux-usa","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/evolution-de-la-louange-episode-7-partie-2-aux-usa\/","title":{"rendered":"Evolution de la louange &#8211; \u00e9pisode 7, partie 2 : aux USA"},"content":{"rendered":"\n<h2>Aux Etats-Unis : de nouvelles cultures<\/h2>\n\n\n\n<p align=\"justify\">C\u2019est en Am\u00e9rique du Nord que la louange prend un v\u00e9ritable et nouvel essor au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Sa culture contemporaine prend racine dans celle des <em>Pilgrims fathers<\/em>, les \u00ab\u00a0p\u00e8res p\u00e8lerins\u00a0\u00bb, dissidents anglais fuyant l\u2019Eglise anglicane. A bord du <em>Mayflower<\/em>, ils d\u00e9barquent au Nouveau Monde en 1620, avec dans leur bagages les psaumes puritains (<a href=\"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/evolution-de-la-louange-episode-5-partie-2\/\">voir l\u2019\u00e9pisode 5, partie 2<\/a>). Les premiers recueils publi\u00e9s (en 1698 \u00e0 Boston) compilent des airs europ\u00e9ens ou des \u0153uvres de musiciens europ\u00e9ens \u00e9migr\u00e9s, par exemple le fils du c\u00e9l\u00e8bre Johann Pachelbel, Charles Th\u00e9odore Pachelbel (1690-1750). C\u2019est ici qu\u2019apparaissent deux dynamiques tr\u00e8s diff\u00e9rentes\u00a0: celle des WASP (<em>White Anglo-Saxon Protestant<\/em>) et celle des esclaves afro-am\u00e9ricains.<\/p>\n\n\n\n<p align=\"justify\">D\u00e8s le XVIIe, il est apparu la volont\u00e9 d\u2019instaurer une\nmusique de qualit\u00e9 pour chacun, avec la cr\u00e9ation d\u2019institutions p\u00e9dagogiques\nmusicales. Celles-ci permettent l\u2019am\u00e9lioration du niveau des amateurs qui\n\u00e9toffent les ch\u0153urs des \u00e9glises. C\u2019est ainsi que nombres des premiers\ncompositeurs \u00e9tasuniens sont avant tout des musiciens amateurs, motiv\u00e9s par\nleur sinc\u00e8re d\u00e9sir de cr\u00e9er pour Dieu et leur communaut\u00e9. Tout en pr\u00e9servant\nleur tradition de chant religieux <em>a\ncappella<\/em>, les natifs de Nouvelle Angleterre \u00ab&nbsp;inventent un art\nspontan\u00e9, efficace et \u00e9mancip\u00e9 du r\u00e9pertoire europ\u00e9en&nbsp;\u00bb<a href=\"#_ftn1\">[1]<\/a>. Il est\nun \u00e9v\u00e9nement incontournable de la pratique des protestants ruraux&nbsp;: les <em>Camp Meetings<\/em>. Les \u00ab&nbsp;<em>Circuit riders<\/em>&nbsp;\u00bb, pr\u00e9dicateurs\nitin\u00e9rants qui sillonnaient \u00e0 cheval les grands espaces des Etats-Unis,\nanimaient ces assembl\u00e9es en plein air. Les milliers de participants y \u00e9couter\nles pr\u00eaches et, surtout, chantaient.<\/p>\n\n\n\n<p align=\"justify\">On ne peut que citer le souvenir de Charles E. Ives\n(1784-1954), compositeur passionnant consid\u00e9r\u00e9 comme le patriarche de la\nmusique am\u00e9ricaine&nbsp;: \u00ab&nbsp;L\u2019homme \u00ab&nbsp;n\u00e9 c\u00f4t\u00e9 du Babitt\u2019s\nCoorner&nbsp;\u00bb est peut-\u00eatre profond\u00e9ment attir\u00e9 par les gospels simples mais\nintenses des \u00ab&nbsp;assembl\u00e9es religieuses en plein air&nbsp;\u00bb de la Nouvelle\nAngleterre d\u2019il y a environ une g\u00e9n\u00e9ration. Il y trouve \u2013 dans certains d\u2019entre\neux \u2013 une vigueur, une profondeur de sentiment, un rythme naturel proche de la\nterre, une sinc\u00e9rit\u00e9 profonde bien que peu artistique \u2013 qui, en d\u00e9pit d\u2019une\nsentimentalit\u00e9 criarde, le rapprochent davantage du \u00ab&nbsp;Christ du\npeuple&nbsp;\u00bb que ne le fait le <em>Te Deum<\/em>\nde la plus grande cath\u00e9drale. Ces airs-ci sonnent pour lui de fa\u00e7on plus\nauthentique que ces hymnes (et motets) anglais ou n\u00e9o-anglais, monotones, sans\nrythmes, sentant le renferm\u00e9, enseign\u00e9s par des pr\u00eatres acad\u00e9miques \u2013 choses\nbien \u00e9crites, bien harmonis\u00e9es, aux voix bien conduites, bien agenc\u00e9es\ncontrapunctiquement, bien corrig\u00e9es et bien r\u00e9gl\u00e9es par un licenci\u00e9 en musique\nbien \u00e9lev\u00e9, membre de la guilde royale des organistes \u2013 ces sons personnifi\u00e9s,\ncorrects et r\u00e9pondant aux habitudes de la vue et de l\u2019ou\u00efe&nbsp;; en un mot,\nces formes comme il faut qui ont la beaut\u00e9 d\u2019un vitrail et auxquelles nos m\u00e9canismes\nsur-entra\u00een\u00e9s \u2013 les ch\u0153urs de gar\u00e7ons \u2013 se limitent.&nbsp;\u00bb<a href=\"#_ftn2\">[2]<\/a><\/p>\n\n\n\n<p align=\"justify\">Gianfranco Vinay commente&nbsp;: \u00ab&nbsp;Participer \u00e0 l\u2019un de\nces <em>Camp Meetings<\/em>, quand la ferveur\ndes chants \u00e9tait \u00e0 son comble, constituait probablement une exp\u00e9rience\nexcitante et bouleversante. Ives n\u2019oublia jamais l\u2019impression profonde que ces\nr\u00e9unions champ\u00eatres exer\u00e7aient sur sa sensibilit\u00e9 musicale et sur son\nimagination, l\u2019enthousiasme et l\u2019admiration qu\u2019il \u00e9prouvait pour la sinc\u00e9rit\u00e9\nexpressive de ces \u00ab&nbsp;mille \u00e2mes parlantes&nbsp;\u00bb qui chantaient \u00ab&nbsp;\u00e0\nleur mani\u00e8re&nbsp;\u00bb, autrement dit, en alt\u00e9rant le texte et la musique par des\nimprovisations et des interpolations. [\u2026] Ce go\u00fbt de l\u2019expression individuelle\nest issu de l\u2019esprit de l\u2019utopie d\u00e9mocratique am\u00e9ricaine qui consid\u00e9rait la\ncollectivit\u00e9 comme la somme des expressions individuelles.&nbsp;\u00bb<a href=\"#_ftn3\">[3]<\/a><\/p>\n\n\n\n<p align=\"justify\">Parmi les hymnes fr\u00e9quemment chant\u00e9s lors de ces r\u00e9unions,\non conna\u00eet encore bien aujourd\u2019hui <em>Nearer\nmy God to Thee <\/em>de Sarah Flower Adams (1805-1848), d\u2019apr\u00e8s le r\u00eave de Jacob<a href=\"#_ftn4\">[4]<\/a>, ou <em>In the Sweet Bye and Bye<\/em> de Joseph P.\nWebster (1819-1875) sur un texte de Fillmore Bennett.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Nearer, My God, to Thee | BYU Vocal Point ft. BYU Men&#039;s Chorus\" width=\"500\" height=\"281\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/WyxXGdG3-Io?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><figcaption> <em>Nearer my God to Thee <\/em>de Sarah Flower Adams, arrang\u00e9 et interpr\u00e9t\u00e9 par la BYU Men\u2019s Chorus. <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Johnny Cash  --  In the Sweet Bye and Bye\" width=\"500\" height=\"375\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/biXZRUqskcs?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><figcaption> <em>In the Sweet Bye and Bye<\/em> (1868) de Joseph P. Webster par Johnny Cash. <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p align=\"justify\">Depuis l\u2019arriv\u00e9e des premiers africains en Virginie au XVII<sup>e<\/sup>\nsi\u00e8cle jusqu\u2019\u00e0 la guerre de S\u00e9cession (1861-1865), de nombreux esclaves sont\nd\u00e9port\u00e9s dans les colonies d\u2019Am\u00e9rique du Nord pour travailler dans les\nplantations des colons. L\u2019esclavage ne sera aboli qu\u2019en 1865, apr\u00e8s la guerre\nde S\u00e9cession. Pour les esclaves d\u00e9pouill\u00e9s de leurs biens, d\u00e9racin\u00e9s, la\nmusique leur a permis de pr\u00e9server leur culture, leurs origines. Les noirs\nd\u00e9port\u00e9s n\u2019ont pas pu emporter d\u2019instruments. C\u2019est donc de leur m\u00e9moire et de\nla terrible n\u00e9cessit\u00e9 de s\u2019accrocher \u00e0 leurs croyances et expressions que\nressurgissent des chants, des danses et probablement des instruments. Le peuple\nnoir, en m\u00e9langeant des \u00e9l\u00e9ments musicaux h\u00e9rit\u00e9s de l\u2019Afrique avec des\n\u00e9l\u00e9ments emprunt\u00e9s et adapt\u00e9s de la culture musicale blanche, va donner\nnaissance \u00e0 la plupart des genres de musique populaire actuelle n\u00e9s au XX<sup>e<\/sup>\nsi\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<p align=\"justify\">Les <em>negro spirituals <\/em>et\nles<em> gospel songs<\/em>, n\u00e9s au XVIII<sup>e<\/sup>\nsi\u00e8cle parmi les esclaves noirs des Etats-Unis, sont \u00e0 l\u2019origine des cantiques\nenseign\u00e9s par les missionnaires blancs aux esclaves travaillant dans les\nplantations. Les esclaves se retrouvaient entre eux le dimanche, \u00e0 l\u2019\u00e9glise,\nseul moment o\u00f9 ils pouvaient \u00e9changer leurs sentiments. Ils ont transform\u00e9 les\nhymnes europ\u00e9ens \u00e0 leur mani\u00e8re en y apportant des \u00e9l\u00e9ments propres \u00e0 leur\nculture africaine.<\/p>\n\n\n\n<p align=\"justify\">Les <em>spirituals<\/em>\ns\u2019inspirent essentiellement de l\u2019Ancien Testament, les afro-am\u00e9ricains\ns\u2019identifiant au Peuple \u00e9lu, \u00e0 ses souffrances et \u00e0 ses promesses de d\u00e9livrance\net de Salut.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Go Down Moses (Negro-Spiritual)\" width=\"500\" height=\"375\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/OeIF1YhnFCU?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><figcaption> <em>Go Down Moses<a href=\"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-admin\/post-new.php#_ftn5\"><strong>[5]<\/strong><\/a><\/em> par The Golden Gate Quartet. <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p align=\"justify\">Le <em>Gospel<\/em>, qui\nsignifie Evangile (God Spell = Parole de Dieu), est plus joyeux, c\u00e9l\u00e9brant les\n\u00e9crits du Nouveau Testament. Majoritairement associ\u00e9 aux esclaves\nafro-am\u00e9ricains, dans lequel ils ressentent fortement l\u2019esp\u00e9rance de la\nd\u00e9livrance promise par la naissance de J\u00e9sus et de son retour, le gospel est\n\u00e9galement fr\u00e9quemment chant\u00e9 lors des <em>Camp\nMeetings<\/em> et encore beaucoup aujourd\u2019hui.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Hallelujah What A Savior - Austin Stone\" width=\"500\" height=\"281\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/-Uqj40-Ro-U?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><figcaption> <em>Hallelujah, what a savior\u00a0!<\/em> (1875) de Philip Bliss (1838-1876) par Austin Stone. <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a>\nSOUTHON Nicolas, <em>Les symphonies du\nNouveau Monde<\/em>, Fayard\/Mirare, 2014, p.21.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\">[2]<\/a> IVES Charles, <em>Essays Before a Sonata. The Majority and other Writings<\/em>, New York:\nThe Norton Library, 1970, p.66-67.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref3\">[3]<\/a>\nVINAY Gianfranco, <em>Charles Ives et\nl\u2019utopie sonore am\u00e9ricaine<\/em>, Michel de Maule, 2001, p.45.<\/p>\n\n\n\n<p align=\"justify\"><a href=\"#_ftnref4\">[4]<\/a>\nGen\u00e8se 28.11-12&nbsp;: \u00ab&nbsp;[Jacob] arriva dans un lieu o\u00f9 il passa la\nnuit&nbsp;; car le soleil \u00e9tait couch\u00e9. Il y prit une pierre, dont il fit son\nchevet, et il se coucha dans ce lieu-l\u00e0. Il eut un songe. Et voici, une \u00e9chelle\n\u00e9tait appuy\u00e9e sur la terre, et son sommet touchait au ciel. Et voici, les anges\nde Dieu montaient et descendaient par cette \u00e9chelle.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref5\">[5]<\/a>\nTexte inspir\u00e9 de l\u2019Exode 7-11.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Aux Etats-Unis : de nouvelles cultures C\u2019est en Am\u00e9rique du Nord que la louange prend un v\u00e9ritable et nouvel essor&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":255,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/254"}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=254"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/254\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":256,"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/254\/revisions\/256"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-json\/wp\/v2\/media\/255"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=254"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=254"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/penseesdunmusicophile\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=254"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}