{"id":181,"date":"2019-10-31T22:06:17","date_gmt":"2019-10-31T21:06:17","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/journaldunpasteurconcordataire\/?p=181"},"modified":"2019-11-19T00:29:05","modified_gmt":"2019-11-18T23:29:05","slug":"poesie-et-protestantisme-1-la-reforme-de-laffaire-des-placards-au-psautier-huguenot-1534-1562","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/journaldunpasteurconcordataire\/poesie-et-protestantisme-1-la-reforme-de-laffaire-des-placards-au-psautier-huguenot-1534-1562\/","title":{"rendered":"Du psautier protestant \u00e0 la po\u00e9sie scientifique et apocalyptique (1539-1598)"},"content":{"rendered":"\n<div style=\"height:50px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p><em>Br\u00e8ve histoire des liens entre protestantisme et po\u00e9sie de langue fran\u00e7aise (1\/3), de Fran\u00e7ois Ier \u00e0 Henri IV.<\/em> <\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<div style=\"height:50px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p><strong>Le Psautier de Jean Calvin et Cl\u00e9ment Marot (Strasbourg, 1539)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignleft is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/journaldunpasteurconcordataire\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/img-1-1024x630.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-197\" width=\"368\" height=\"226\" srcset=\"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/journaldunpasteurconcordataire\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/img-1-1024x630.jpg 1024w, https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/journaldunpasteurconcordataire\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/img-1-300x184.jpg 300w, https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/journaldunpasteurconcordataire\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/img-1-768x472.jpg 768w, https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/journaldunpasteurconcordataire\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/img-1.jpg 1436w\" sizes=\"(max-width: 368px) 100vw, 368px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0Si les premiers ouvrages de po\u00e9sies protestantes en langue fran\u00e7aise apparaissent vers 1533 \u00e0 Neuch\u00e2tel sous la plume du pr\u00e9dicant Mathieu Malingre (15..-1572), le premier recueil d\u2019envergure est \u00e9dit\u00e9 en 1539 \u00e0 Strasbourg, \u00e0 destination de la paroisse des r\u00e9fugi\u00e9s fran\u00e7ais de cette ville allemande pass\u00e9e \u00e0 la R\u00e9forme \u00e0 la fin des ann\u00e9es quinze cent vingt. A cette date, le pasteur de la communaut\u00e9, en poste depuis un an \u00e0 l\u2019appel du r\u00e9formateur Martin Bucer (1491-1551), s\u2019appelle Jean Calvin (1509-1564), juriste et th\u00e9ologien picard de trente ans, \u00e0 la notori\u00e9t\u00e9 montante suite \u00e0 la publication en latin, trois ans auparavant, d\u2019un ma\u00eetre-ouvrage sous influence luth\u00e9rienne, qui deviendra, apr\u00e8s traduction en fran\u00e7ais par l\u2019auteur lui-m\u00eame, l\u2019<em>Institution de la religion chr\u00e9tienne<\/em>, ouvrage \u00ab phare \u00bb du protestantisme fran\u00e7ais au XVIe si\u00e8cle. D\u00e8s son arriv\u00e9e \u00e0 Strasbourg, le \u00ab pasteur \u00bb Calvin est confront\u00e9 au probl\u00e8me de l\u2019\u00e9tablissement d\u2019une liturgie pour des cultes en langue fran\u00e7aise. D\u2019o\u00f9 la mise en \u0153uvre, reprenant le mod\u00e8le propos\u00e9 par Bucer aux paroissiens strasbourgeois de langue allemande, de l\u2019\u00e9dition d\u2019un recueil de cantiques intitul\u00e9 <em>Aulcuns pseaulmes et cantiques mys en chant<\/em>, comprenant pour l\u2019essentiel dix-neuf paraphrases versifi\u00e9es de psaumes dits \u00ab de David \u00bb, traductions versifi\u00e9s en langue fran\u00e7aise des originaux h\u00e9breux de l\u2019Ancien Testament, accompagn\u00e9s de m\u00e9lodies emprunt\u00e9es \u00e0 la liturgie strasbourgeoise allemande. Six de ces psaumes sont attribu\u00e9s \u00e0 Jean Calvin, les autres sont de Cl\u00e9ment Marot (1495-1544). Les deux hommes s\u2019\u00e9taient rencontr\u00e9s \u00e0 Ferrare en avril-juillet 1536 alors qu\u2019ils avaient d\u00fb fuir le Royaume de France apr\u00e8s le d\u00e9clenchement par Fran\u00e7ois Ier (1494-1547) des pers\u00e9cutions contre les \u00ab luth\u00e9riens \u00bb suite \u00e0 l\u2019affaire des Placards (18 octobre 1534).\u00a0\u00a0<\/p>\n\n\n<div style=\"height:50px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p><strong>Le Psautier de Cl\u00e9ment Marot et Th\u00e9odore de B\u00e8ze (Gen\u00e8ve, 1562)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignleft is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/journaldunpasteurconcordataire\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/img-6-609x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-283\" width=\"150\" height=\"252\" srcset=\"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/journaldunpasteurconcordataire\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/img-6-609x1024.jpg 609w, https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/journaldunpasteurconcordataire\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/img-6-178x300.jpg 178w, https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/journaldunpasteurconcordataire\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/img-6-768x1291.jpg 768w, https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/journaldunpasteurconcordataire\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/img-6.jpg 1756w\" sizes=\"(max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Auteur d\u2019une \u0153uvre po\u00e9tique consid\u00e9rable, Marot, proche de la s\u0153ur de Fran\u00e7ois Ier, Marguerite de Navarre (1492-1549), est suspect d\u2019h\u00e9r\u00e9sie apr\u00e8s avoir longtemps b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de la protection du roi, consacre les derni\u00e8res ann\u00e9es d\u2019une vie devenue errante \u00e0 la traduction versifi\u00e9e des Psaumes de l\u2019Ancien Testament, quarante-neuf au total, jusqu\u2019\u00e0 sa mort pr\u00e9matur\u00e9e en 1544. La traduction de Marot, appr\u00e9ci\u00e9e par Fran\u00e7ois Ier, approuv\u00e9e puis rapidement censur\u00e9e par la Sorbonne catholique, est un immense succ\u00e8s ; elle fait autorit\u00e9 \u00e0 Gen\u00e8ve, ville r\u00e9form\u00e9e o\u00f9 Calvin s\u2019est install\u00e9 de mani\u00e8re d\u00e9finitive en 1541. Les psaumes de Marot sont mis en musique et chant\u00e9s dans les assembl\u00e9es r\u00e9form\u00e9es ; ceux de Calvin disparaissent des recueils, de la volont\u00e9 m\u00eame du R\u00e9formateur, pr\u00e9f\u00e9rant la virtuosit\u00e9 ludique du po\u00e8te \u00e0 la beaut\u00e9 s\u00e8che de ses propres traductions.&nbsp;Apr\u00e8s la disparition de Marot en 1544, Calvin charge son second, Th\u00e9odore de B\u00e8ze (1519-1605), de poursuivre l\u2019\u0153uvre du po\u00e8te pour les cent un psaumes restants. Il est vraisemblable que d\u2019autres auteurs furent sollicit\u00e9s, en particulier un ami de Ronsard (1524-1585), Louis Des Masures (1515-1574), po\u00e8te \u00e0 la cour de Lorraine, secr\u00e8tement converti \u00e0 la R\u00e9forme lors d\u2019un s\u00e9jour \u00e0 Gen\u00e8ve ; ses <em>Vingt Pseaumes de David, traduits selon la v\u00e9rit\u00e9 hebra\u00efque, et mis en rime fran\u00e7oise<\/em>, de 1557, forment un ensemble de grande valeur litt\u00e9raire mais cette traduction ne sera pas retenue par les th\u00e9ologiens de Gen\u00e8ve. Apr\u00e8s une s\u00e9rie d\u2019\u00e9ditions interm\u00e9diaires partielles, le travail litt\u00e9raire de paraphrase rim\u00e9e des cent-cinquante psaumes de l\u2019Ancien Testament s\u2019ach\u00e8ve en 1562, \u00e0 l\u2019aube des Guerres de Religion, dix-huit ans apr\u00e8s la mort de Marot, deux ans avant celle de Calvin, avec la parution du psautier complet (Marot-B\u00e8ze) dans plusieurs villes, dont Gen\u00e8ve, Lyon et Paris : le nombre d\u2019exemplaires publi\u00e9s est consid\u00e9rable pour l\u2019\u00e9poque, estim\u00e9 \u00e0 plus de cinquante mille, pour la seule ann\u00e9e 1562.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:50px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p><strong>A l&rsquo;aube des guerres de religion : Ronsard contre les protestants<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignleft is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/journaldunpasteurconcordataire\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/ronsard-miseres-3.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-287\" width=\"145\" height=\"229\" srcset=\"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/journaldunpasteurconcordataire\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/ronsard-miseres-3.jpg 550w, https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/journaldunpasteurconcordataire\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/ronsard-miseres-3-191x300.jpg 191w\" sizes=\"(max-width: 145px) 100vw, 145px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>       En 1562, le massacre par le duc de Guise de Protestants r\u00e9unis en assembl\u00e9e \u00e0 la grange de Wassy marque le d\u00e9but des guerres de religion, huit au total, qui vont ensanglanter le royaume pendant pr\u00e8s de 36 ans. Cette p\u00e9riode tumultueuse qui s\u2019ach\u00e8ve avec la promulgation de l\u2019\u00e9dit de Nantes par Henry IV en 1598 peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme l\u2019\u00e2ge d\u2019or de la po\u00e9sie protestante, sans doute aussi de la po\u00e9sie anti-protestante. Annonc\u00e9 d\u00e8s 1558 par un ouvrage po\u00e9tique anti-protestant d\u2019Etienne Jodelle (1532-1573), membre de la Pl\u00e9iade,&nbsp;<em>Contre les ministres de la nouvelle opinion<\/em>, un chapitre important de l\u2019histoire po\u00e9tique du protestantisme s\u2019ouvre avec la parution de trois longs po\u00e8mes d\u2019un Ronsard (1524-1585) constern\u00e9 par le conflit qui s\u2019engage : en 1562,&nbsp;<em>Discours des miseres de ce temps<\/em>, puis&nbsp;<em>Continuation des discours des miseres<\/em>&nbsp;et en 1563,&nbsp;<em>Remontrance au peuple de France<\/em>. Ces discours qui furent les \u0153uvres de Ronsard les plus diffus\u00e9es de son vivant font porter toute la responsabilit\u00e9 des \u00ab miseres \u00bb aux huguenots. Ces derniers, en particulier par la plume du pasteur Antoine de Chandieu (1534-1591) vont r\u00e9pondre, alors que Jean Calvin et surtout Th\u00e9odore de B\u00e8ze, nomm\u00e9ment mis en cause par Ronsard, gardent le silence ; une violente dispute po\u00e9tique va se d\u00e9velopper jusqu\u2019en septembre 1563, date \u00e0 laquelle Charles IX ordonne que soit mis fin \u00e0 cette pol\u00e9mique th\u00e9ologique et litt\u00e9raire. De cette p\u00e9riode riche d\u2019invectives, on retient \u00e9galement, cot\u00e9 protestant, les sonnets \u00ab philosophiques \u00bb du m\u00e9decin Jacques Gr\u00e9vin (1538-1570), personnalit\u00e9 ir\u00e9nique.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:50px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p><strong>Agrippa d&rsquo;Aubign\u00e9 et Guillaume du Bartas<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignleft is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/journaldunpasteurconcordataire\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/aubigne-tragique_titre-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-277\" width=\"150\" height=\"220\" srcset=\"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/journaldunpasteurconcordataire\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/aubigne-tragique_titre-1.jpg 450w, https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/journaldunpasteurconcordataire\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/aubigne-tragique_titre-1-205x300.jpg 205w\" sizes=\"(max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignleft is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/journaldunpasteurconcordataire\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/800px-Sallusti-4-731x1024.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-279\" width=\"160\" height=\"222\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>       Mais c\u2019est un peu plus tard dans le si\u00e8cle, autour de l\u2019ascension d\u2019Henry de Navarre, que se situe l\u2019apog\u00e9e de la po\u00e9sie protestante. Si Ronsard avait r\u00e9sist\u00e9 sans trop de dommages aux libelles protestants, il ne survivra pas, en terme de notori\u00e9t\u00e9, \u00e0 la parution en 1578 de la&nbsp;<em>Sepmaine<\/em>&nbsp;du diplomate huguenot Guillaume de Salluste Du Bartas (1544-1590), longue r\u00e9\u00e9criture ambitieuse et in\u00e9gale du r\u00e9cit biblique de la cr\u00e9ation visant \u00e0 pr\u00e9senter au lecteur tout le savoir scientifique de l\u2019\u00e9poque, sous forme versifi\u00e9e. Quelques mois auparavant, le po\u00e8te-soldat Th\u00e9odore-Agrippa d\u2019Aubign\u00e9 (1552-1630) alors gri\u00e8vement bless\u00e9, dictait les premi\u00e8res lignes des&nbsp;<em>Tragiques<\/em>, relecture, l\u00e0 aussi ambitieuse et in\u00e9gale, des guerres de religion sur un mode proph\u00e9tico-apocalyptique. L\u2019auteur, fervent militant de la cause huguenote, survivra \u00e0 ses blessures et prendra acte, au fur et \u00e0 mesure de l\u2019\u00e9criture de ce sommet de la po\u00e9sie baroque, \u00e9tal\u00e9e finalement sur une quarantaine d\u2019ann\u00e9e, de la d\u00e9faite des huguenots et de la \u00ab trahison \u00bb d\u2019Henry IV, converti au catholicisme. \u0152uvres cousines,&nbsp;<em>La Sepmaine<\/em> et&nbsp;<em>les Tragiques<\/em>&nbsp;conna\u00eetront un destin \u00e9ditorial inverse : c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 imm\u00e9diate pour l\u2019\u0153uvre de Du Bartas, d\u00e9sint\u00e9r\u00eat pour celle d\u2019Agrippa d\u2019Aubign\u00e9, parue sous l\u2019Edit de Nantes, dans un contexte apais\u00e9, quelques ann\u00e9es apr\u00e8s la mort d\u2019Henri IV. L\u2019\u00e9poque moderne rendra justice aux&nbsp;<em>Tragiques<\/em>&nbsp;alors que la notori\u00e9t\u00e9 de la&nbsp;<em>Sepmaine<\/em>&nbsp;reste pour l\u2019instant confin\u00e9e aux cercles universitaires.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:50px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p><strong>Autres auteurs<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignleft is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/journaldunpasteurconcordataire\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/book-08532780.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-396\" width=\"135\" height=\"199\" srcset=\"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/journaldunpasteurconcordataire\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/book-08532780.jpg 458w, https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/journaldunpasteurconcordataire\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/book-08532780-203x300.jpg 203w\" sizes=\"(max-width: 135px) 100vw, 135px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp;Autre proche d\u2019Henry de Navarre qu\u2019il suivra jusque dans sa conversion au catholicisme, Jean de Sponde (1557-1595) n\u2019eut jamais le succ\u00e8s que son immense talent, mat\u00e9rialis\u00e9 par ses&nbsp;<em>Stances sur la mort<\/em>&nbsp;et&nbsp;<em>Sonnets sur le m\u00eame sujet<\/em>, appelait. Toujours dans l\u2019entourage proche du futur Henry IV, il convient de citer le po\u00e8te et th\u00e9ologien Jacques Davy Du Perron (1556-1618), d\u2019origine protestante, converti au catholicisme jusqu\u2019\u00e0 en devenir cardinal, et qui accompagnera, au sens pastoral du terme, la conversion d\u2019Henry IV. De cette p\u00e9riode complexe et violente, d\u2019autres po\u00e8tes importants sont en attente d\u2019\u00e9ditions \u00ab de r\u00e9f\u00e9rence \u00bb, accessibles \u00e0 un large public : Simon Goulart (1543-1628), Jean de la Gess\u00e9e (1550-1600), Pierre Poupo (1552-1590) et surtout Andr\u00e9 Mage de Fiefmelin (1560-1603).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Br\u00e8ve histoire des liens entre protestantisme et po\u00e9sie de langue fran\u00e7aise (1\/3), de Fran\u00e7ois Ier \u00e0 Henri IV.<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":373,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[4],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/journaldunpasteurconcordataire\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/181"}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/journaldunpasteurconcordataire\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/journaldunpasteurconcordataire\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/journaldunpasteurconcordataire\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/journaldunpasteurconcordataire\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=181"}],"version-history":[{"count":51,"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/journaldunpasteurconcordataire\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/181\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":461,"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/journaldunpasteurconcordataire\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/181\/revisions\/461"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/journaldunpasteurconcordataire\/wp-json\/wp\/v2\/media\/373"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/journaldunpasteurconcordataire\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=181"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/journaldunpasteurconcordataire\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=181"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.regardsprotestants.com\/journaldunpasteurconcordataire\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=181"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}